Troubles de la circulation

Le mal remonte loin ; Paris n’est pas jeune et, à tous les âges, il s’est plaint d’un encombrement de ses artères. Déjà, aux premiers temps de sa croissance, lorsqu’il ne possédait, à proprement parler, qu’une rue qui le traversait du nord au sud, cette voie, était si étroite que, à certaines époques, vendanges ou moissons, … Lire la suite

Lâches et cruels imposteurs

Quand André Chénier monta sur l’échafaud, après avoir accueillie la Révolution comme l’ère de la liberté et des droits de l’homme, c’était un poète qui disparaissait. Mais c’est l’écrivain passionné, le journaliste politique qu’atteignait le tribunal révolutionnaire. Lâches et cruels imposteurs, bourreaux de notre patrie, il vous sied bien d’imputer les maux que vous lui avez faits … Lire la suite

Au pays de Brillat-Savarin

Deux de nos confrères se sont attribué la rude et noble mission de parcourir la France afin de découvrir et de signaler à leurs contemporains les bonnes petites auberges où l’on mange bien. Déjà ils ont visité ainsi la Normandie, l’Anjou, le Périgord, la Bresse, le pays de Gex et l’Alsace ; ils ont savouré, à … Lire la suite

L’appétit des Parisiens

Quand quelque chartiste avisé nous donnera enfin une histoire critique de la cuisine française, il ne devra pas négliger de nous renseigner sur les origines de ce grand art, éminemment national. Admirable sujet d’études et de méditations, et qui mérite d’être traité d’après les scientifiques formules de l’école, car ces origines furent des plus modestes, … Lire la suite

Marie-Antoinette

MARIE-ANTOINETTE, NOTICE DU COMTE DE LA MARCK. 14 juillet 1851. Parmi les écrits qui peuvent donner une juste idée de la reine Marie-Antoinette et de son caractère aux années de sa prospérité et de sa jeunesse, je n’en sais pas qui porte mieux la conviction dans l’esprit du lecteur que la simple Notice du comte … Lire la suite

Sa Majesté Prolétariat

Aux premiers sifflements du raz de marée qui retourna la Russie, en octobre 1917, alors que le mot bolchevik, sans orthographe encore définie, résonnait d’un son inconnu aux oreilles du monde, gouvernements, hommes politiques, témoins cru­rent se tirer de la difficulté de situer ce phéno­mène social, en disant de Lénine et de son équipe, de … Lire la suite

Lénine et Trotsky

Lions-les. Ils doivent l’être. Il n’y a pas de Lénine tout court, il n’y a pas de Trotsky tout court : il y a Lénine-Trotsky. Sans le premier, qu’aurait fait le second ? Sans le second, qu’au­rait fait le premier ? C’est Lénine qui a dit : « Là, dans ce rocher se cache une source, si quelqu’un frappe, elle … Lire la suite

De l’armée de Sarrail, à l’armée Pétain

C’est pour tous ceux à qui la guerre ne parle plus que j’écris aujourd’hui. Je débarque de Salonique. Pendant vingt-sept mois, j’ai accompagné nos armées en exil. J’étais avec elles aux Dardanelles, cul-de-sac de la mort, en Serbie dans les villages aux maisons noires, en Macédoine sous la fièvre. J’arrive de chez Sarrail et tombe … Lire la suite

Les trois Persans

Quand nos journaux illustrés nous montrent, – et la chose est fréquente, – ces reproductions d’instantanés représentant quelqu’une des nombreuses conférences où les diplomates des nations alliées discutent les grands intérêts de la société future, on ressent, à contempler ces images, une indéfinissable émotion, plus poignante, à coup sûr, que la simple curiosité. Le décor est … Lire la suite

Croquis normand, Maupassant

Je n’ai qu’un titre à prendre aujourd’hui la parole devant vous (1) : je suis un des vôtres. Si le monument que nous nous proposons d’élever à Maupassant a sa place marquée dans votre glorieuse cité de Rouen, le pays normand tout entier a droit de s’en faire honneur. Comme Flaubert, son maître, dont il demeure à … Lire la suite